Idées reçues


Quelques idées reçues tournent autour des énergies renouvelables, notamment autour des panneaux photovoltaïques. En voici les principales, une occasion pour nous de rétablir la vérité !


1- Il n’est pas possible d’installer des panneaux photovoltaïques sur les toitures en région parisienne

Il n’est pas interdit d’installer des panneaux solaires en région Ile-de-France, plusieurs centrales photovoltaïques sont déjà en exploitation, par exemple les panneaux de la Halle Pajol dans le 18ème arrondissement de Paris. Néanmoins, il faut bien évidemment respecter certains aspects juridiques et les règles d’urbanisme, notamment sur le plan architectural : la proximité d’équipements photovoltaïques avec des monuments historiques est à prendre en considération.


2- Les panneaux photovoltaïques ne sont pas rentables en région Ile-de-France

Il y a de nombreuses installations de panneaux photovoltaïques en Allemagne, qui sont rentables, alors que l’ensoleillement est similaire à celui de notre région. La rentabilité des installations dépend des contraintes particulières de chaque projet, mais aussi du prix de l’électricité acheté et vendu. 

Comme le nord de la France est effectivement moins ensoleillé que le sud de la France, la région Île-de-France, au cours de cette mandature, subventionne les coopératives citoyennes qui répondent à l’appel à projet de production d’électricité renouvelable à hauteur de 50 % des coûts d’installation et de 80 % des coûts des études de faisabilité, pour compenser ce déficit solaire. Ceci afin de favoriser la production locale d’électricité, cf. objectif de la région Île-de-France.  Plus d’infos sur les objectifs de la région IDF : http://regions-france.org/developpement-durable/ile-de-france-strategie-energie-climat-de-region/ et aussi https://www.iledefrance.fr/la-strategie-de-la-region-pour-reussir-la-transition-energetique-de-lile-de-france



3 – Les panneaux photovoltaïques sont difficilement recyclables

Les panneaux solaires actuellement sur le marché sont à 95% recyclables. La filière de recyclage des modules photovoltaïques est PV CYCLE. Comme pour tous les DEEE, le coût du recyclage est compris dans l’achat des panneaux.

PV CYCLE se charge du traitement de tous les panneaux photovoltaïques en fin de vie, incluant l’ensemble des technologies photovoltaïques actuelles en particulier les panneaux à base de silicium.


4 – Les panneaux perdent en rentabilité au bout de quelques années

Les panneaux photovoltaïques sont de nos jours très performants, et ceux choisis pour le projet de Ville d’Avray sont même garantis 25 ans, avec une durée de vie de plus de 30 ans. Leur capacité à produire de l’électricité est dégressive de moins de 0,7% par an, donc les panneaux sont encore efficaces à 86% au bout de 25 ans ! C’est une garantie de la société allemande qui les construit


5- La fabrication d’un panneau solaire est polluante

Les panneaux qui seront installés à Ville d’Avray sont constitués de couches de verre et d’une fine couche de silicium, comme 80 à 90% du marché des panneaux photovoltaïques. L’impact écologique de la fabrication de panneaux solaires en silicium est faible car ces technologies solaires photovoltaïques actuellement commercialisées n’utilisent pas de terres rares. En effet, le silicium n’est ni une terre rare, ni un matériau critique en termes de risques sur les approvisionnements bien que d’importance stratégique forte pour l’industrie française. Les panneaux « remboursent leur dette énergétique » en environ 3 ans (ils produisent autant d’énergie en trois ans que ce qu’il a fallu dépenser pour les fabriquer). Et leur durée de vie est de plus de 30 ans !


6- Les panneaux solaires attirent la foudre et peuvent provoquer des incendies

Le risque d’incendie est minime (1 cas sur 10000). Ce risque est lié essentiellement à une mauvaise mise en œuvre des circuits électriques.
Il y a trois niveaux de garantie contre ce risque:

  • l’installateur aura la qualification QualiPV, qui comporte un module « électricité »
  • l’installation sera contrôlée par un bureau de contrôle accrédité
  • elle sera agréée par le Consuel

Il y a beaucoup moins de risque d’incendie avec une installation photovoltaïque récente qu’avec les installations électriques vieillissantes des immeubles qui ne sont pas aux normes actuelles.

Le SDIS (Service Départemental d’Incendie et de Secours) est informé de la présence des installations sur les toits. Cela lui permettra d’insérer cette information dans son système cartographique de gestions des alertes. Les pompiers peuvent couper au moyen d’un disjoncteur « coup de poing ». Ces dispositifs de coupure d’électricité en sortie de panneaux (2 coffrets de sécurité) sont réglementaires. 


7- Les installations font augmenter la température des toitures

D’un point de vue qualitatif, le panneau protège le toit du rayonnement solaire. Il en capte une partie pour le transformer en électricité. Il restitue donc moins d’énergie qu’il n’en reçoit. D’autre part, il est isolé du toit par une lame d’air. Il a donc un effet nécessairement bénéfique sur la température de la couverture.  Pour donner un ordre d’idée, la température d’une toiture de couleur sombre peut atteindre 80°C à 90°C en été. Un panneau photovoltaïque peut atteindre 60 à 70°C dans les mêmes conditions.


8- Les panneaux photovoltaïques génèrent des ondes et sont bruyants

Seul l’onduleur est susceptible d’en émettre et il est blindé pour réduire les émissions, qui sont en-deça des normes réglementaires.

Les champs électrique et magnétique mesurés à proximité immédiate des panneaux sont très inférieurs aux limites d’exposition publiées par la Commission Internationale de Protection Contre les Rayonnements non ionisants. La nuit, les panneaux et le câblage jusqu’à l’onduleur n’émettent pas de champs. Le champ magnétique mesuré au niveau de l’onduleur est plus important mais son amplitude chute très fortement avec la distance (inversement proportionnel au carré de la distance). À un mètre de l’onduleur, ce champ est très inférieur aux limites d’exposition publiées par la Commission Internationale de Protection Contre les Rayonnements non ionisants. En installant les onduleurs en toiture, la gêne est maîtrisée.

Les installations sont silencieuses.


9-L’électricité produite par une installation photovoltaïque est en courant continu et ne peut pas être intégrée au réseau général d’électricité.

Une installation photovoltaïque comporte plusieurs panneaux photovoltaïques qui produisent de l’électricité continue (DC), un onduleur permettant de transformer l’électricité continue (DC) en électricité alternative (AC), des coffrets de protection pour assurer la sécurité, des câbles électriques pour transporter l’électricité jusqu’au réseau, un compteur linky pour comptabiliser l’énergie produite. Un système de rééquilibrage de production et un système de télésuivi permettent une meilleure performance et un contrôle à distance de la production électrique de l’installation. Pour les installations supérieures à 36kVA, ENEDIS créé un nouveau point de livraison.


10- La production d’électricité issue d’un projet citoyen est limitée en puissance.

La nature du projet citoyen n’impose rien en matière de limitation de puissance.
Par contre, l’annexe 3 de l’arrêté du 9 mai 2017, fixant les conditions d’achat de l’électricité photovoltaïque, prévoit une limitation de la puissance installée à 100kWc par bâtiment. Cet arrêté précise également que les bâtiments exclusivement destinés à l’usage d’habitation sont considérés comme des sites distincts. La limite est de 100 kWc par bâtiment mais la puissance installée sur une résidence à usage d’habitation peut être d’autant de fois 100 kWc qu’il y a de bâtiments.